Devoirs et Délices. Une vie de passeur. Entretiens avec Catherine Portevin par Catherine Portevin

Devoirs et Délices. Une vie de passeur. Entretiens avec Catherine Portevin

Titre de livre: Devoirs et Délices. Une vie de passeur. Entretiens avec Catherine Portevin

Éditeur: Points

ISBN: 2020679124

Auteur: Catherine Portevin


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Catherine Portevin avec Devoirs et Délices. Une vie de passeur. Entretiens avec Catherine Portevin

Il y a quelque chose de balzacien dans l'itinéraire social et intellectuel de ce jeune bulgare qui, à l'occasion d'une année d'études, arrive à Paris en avril 1963, découvrant en la société occidentale, qu'il ne quittera plus, une culture qui deviendra ses véritables racines. Tzvetan Todorov, étudiant en littérature, alors séduit par l'approche formelle de la langue, intrigue son monde dans le rôle du paysan du Danube issu d'un pays communiste. L'intelligentsia française de l'époque, largement structuraliste, l'adopte rapidement. Il s'en éloignera pourtant, reprochant finalement à l'analyse structurale de dissoudre le sens au profit de la seule forme.

Rendu célèbre par son Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage (1972), écrit en collaboration avec Oswald Ducrot, Todorov a longtemps été reconnu comme linguiste. Son parcours l'a pourtant conduit bien au-delà. Interrogeant le corpus d'auteurs comme Montesquieu, Rousseau, Constant, c'est en philosophe qu'il se met en quête d'une vision morale de l'histoire et qu'il s'interroge par exemple sur les grandes tragédies du XXe siècle (Face à l'extrême (1991), Mémoire du mal, tentation du bien (2000)). C'est en politique qu'il s'implique également dans les questions d'enseignement, partisan convaincu d'une nécessaire réforme de l'école. C'est aujourd'hui en essayiste qu'on lit Todorov dont les travaux cherchent à définir les contours contemporains d'un libéralisme humaniste (Le Jardin imparfait (1998)). --Emilio Balturi

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Rendu célèbre par son Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage (1972), écrit en collaboration avec Oswald Ducrot, Todorov a longtemps été reconnu comme linguiste. Son parcours l'a pourtant conduit bien au-delà. Interrogeant le corpus d'auteurs comme Montesquieu, Rousseau, Constant, c'est en philosophe qu'il se met en quête d'une vision morale de l'histoire et qu'il s'interroge par exemple sur les grandes tragédies du XXe siècle (Face à l'extrême (1991), Mémoire du mal, tentation du bien (2000)). C'est en politique qu'il s'implique également dans les questions d'enseignement, partisan convaincu d'une nécessaire réforme de l'école. C'est aujourd'hui en essayiste qu'on lit Todorov dont les travaux cherchent à définir les contours contemporains d'un libéralisme humaniste (Le Jardin imparfait (1998)). --Emilio BalturiIl y a quelque chose de balzacien dans l'itinéraire social et intellectuel de ce jeune bulgare qui, à l'occasion d'une année d'études, arrive à Paris en avril 1963, découvrant en la société occidentale, qu'il ne quittera plus, une culture qui deviendra ses véritables racines. Tzvetan Todorov, étudiant en littérature, alors séduit par l'approche formelle de la langue, intrigue son monde dans le rôle du paysan du Danube issu d'un pays communiste. L'intelligentsia française de l'époque, largement structuraliste, l'adopte rapidement. Il s'en éloignera pourtant, reprochant finalement à l'analyse structurale de dissoudre le sens au profit de la seule forme.

Rendu célèbre par son Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage (1972), écrit en collaboration avec Oswald Ducrot, Todorov a longtemps été reconnu comme linguiste. Son parcours l'a pourtant conduit bien au-delà. Interrogeant le corpus d'auteurs comme Montesquieu, Rousseau, Constant, c'est en philosophe qu'il se met en quête d'une vision morale de l'histoire et qu'il s'interroge par exemple sur les grandes tragédies du XXe siècle (Face à l'extrême (1991), Mémoire du mal, tentation du bien (2000)). C'est en politique qu'il s'implique également dans les questions d'enseignement, partisan convaincu d'une nécessaire réforme de l'école. C'est aujourd'hui en essayiste qu'on lit Todorov dont les travaux cherchent à définir les contours contemporains d'un libéralisme humaniste (Le Jardin imparfait (1998)). --Emilio Balturi